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Soutenance de thèse de Caroline Xavier

Amphi Moule, campus de Rennes

Estimation fine et à haut débit des compositions du corps vide et de la carcasse du bovin en croissance par imagerie en trois dimensions (3D) et absorptiométrie bi-photonique à rayons X (DXA)

Thèse dirigée par Yannick Le Cozler, UMR Physiologie, Envionnement et Génétique pour l'Animal et les Systèmes d'Élevage (PEGASE)

Résumé

La production de viande à partir de jeunes bovins croisés issus du troupeau laitier est fréquente en Suisse, moins en France. Pour optimiser les performances de ces systèmes de production, un suivi fin de la composition corporelle est possible à partir d’imagerie en trois-dimensions (3D) chez l’animal vivant et d’absorptiométrie bi-photonique à rayons X (DXA) pour la carcasse. Non-invasives et prometteuses, leur précision reste toutefois à déterminer. Les compositions chimique (n = 142) et tissulaire (n = 30) du corps vide et de la carcasse de bovins de race pure (n = 22 Simmental) ou croisés (n = 120 ; mère : Brune de Suisse et père : Angus, Simmental ou Limousin) ont été déterminées. Des relations ont été établies entre ces compositions et les données d’imagerie (3D et DXA) ou de dissections de la 11ème côte, par régressions linéaires multiples ou moindres carrés partiels. 
L’imagerie 3D in vivo a permis d’estimer la composition chimique du corps vide et de la carcasse (R2 ≥ 0,95 ; erreurs de prédiction (RMSEP) ≤ 7 kg). La précision pour la composition de la carcasse était meilleure à partir d’un scan DXA d’une demi-carcasse et légèrement réduite avec un scan de la 11ème côte (R2 ≥ 0,95 ; RMSEP ≤ 2 kg), ce dernier alliant praticité et gain de temps. Les modèles établis étaient dépendants du croisement sauf s’ils étaient établis à partir du scan DXA de la demi-carcasse. Les méthodes d’imagerie 3D et DXA permettent l’estimation fine et le suivi de la composition corporelle des bovins. Elles pourront, après automatisation, trouver des applications d’intérêt en élevage et en abattoir (classification des carcasses). 

Mots clés : Phénotypage, composition chimique, tissu, qualité de la carcasse

Abstract

Meat production from beef-on-dairy crossbred cattle is common in Switzerland and of growing interest in France. In order to optimize those production systems performances, a fine monitoring of body composition is possible thanks to three-dimensional (3D) imaging on living cattle and dual-energy X-ray absorptiometry (DXA) for the carcass. Non-invasive and high-throughput methods, their precision still needs to be determined. Empty body and carcass chemical (n = 142) and tissue (n = 30) compositions of purebred (n = 22 Simmental) or crossbred (n = 120; dam: Swiss Brown and sire: Angus, Simmental or Limousin) cattle were determined together with 3D and DXA measurements. Relationships were established between body and carcass reference compositions and estimative variates from 3D and DXA imaging, or 11th rib dissection using multiple linear or partial least squares regressions.
The 3D imaging provided precise estimates of empty body and carcass chemical compositions (R2 ≥ 0.95; prediction errors (RMSEP) ≤ 7 kg). Precision for carcass composition was the highest from a half-carcass DXA scan, and slightly decreased with 11th rib scan (R2 ≥ 0.95; RMSEP ≤ 2 kg). Nevertheless, this approach is convenient and time saving. Except for half-carcass DXA scan, most equations were affected by breed. The 3D and DXA imaging methods are of interest for the fine estimation and monitoring of the body and carcass compositions of beef cattle. After automation of the measurements, they will find applications for precision livestock farming and carcass classification in slaughterhouses. 

Keywords: Phenotyping, chemical component, tissue, carcass quality