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Soutenance de thèse de Louise Lerault

Amphi André Leroy (D), campus d'Angers

Impact de l'arrangement spatial des cultures associées sur la distribution des ressources trophiques pour les parasitoïdes et le contrôle biologique des pucerons

Thèse dirigée par Manuel Plantegenest, Institut de Génétique Environnement et Protection des Plantes

Résumé

La distribution hétérogène des ressources trophiques dans l’environnement des organismes influence leurs patrons d’exploitation. Les agroécosystèmes ont une structuration spatiale marquée des ressources trophiques essentielles aux parasitoïdes, à savoir les hôtes et la nourriture sucrée. L’association d’une culture non productrice de nectar avec une culture nectarifère est un modèle intéressant pour étudier l’influence de l’apport de ressources trophiques au sein des parcelles, et pourrait favoriser le service écosystémique de régulation des ravageurs par les parasitoïdes. Ces cultures associées peuvent être agencées selon différents arrangements spatiaux, qui font varier la distribution spatiale des ressources. Dans la cadre de cette thèse, nous explorons l’influence de la distribution spatiale des ressources trophiques dans les cultures associées sur le comportement alimentaire des parasitoïdes et le parasitisme des pucerons. Dans un premier temps, nous étudions l’influence de la distance entre hôtes et nectar sur l’alimentation et le parasitisme de femelles Aphidius ervi. Nous observons que la présence d’hôtes influence la fréquence d’alimentation mais pas le taux de parasitisme. Dans un second temps, nous explorons la complémentarité potentielle entre l’apport d’hôtes alternatifs et de nectar et la portée spatiale de cet aménagement en inter-rang en verger. Nous n’observons pas d’effet de l’apport de chaque ressource ni de la combinaison des deux sur le parasitisme des pucerons. Enfin, nous étudions l’effet du mode d’arrangement spatial d’une association céréale-légumineuse, et le comparons avec une monoculture de céréale. Nous observons un effet opposé de l’association culturale sur les populations de pucerons selon la culture, avec moins de pucerons en association sur la légumineuse et plus sur la céréale dans les arrangements fins, mais sans lien avec l’activité des parasitoïdes. Nos résultats ne permettent pas de confirmer l’effet bénéfique des cultures associées sur le contrôle biologique des pucerons par les parasitoïdes. Déterminer les conditions environnementales de disponibilité de ressources dans lesquelles l’apport de nectar pourrait avoir un impact et la portée spatiale d’aménagement à une échelle plus large, permettrait peut-être d’expliquer cette absence d’effet de l’approvisionnement en ressources trophiques pour les parasitoïdes.

Mots clés : distribution spatiale des ressources trophiques, écologie comportementale, association de cultures, parasitoïdes, contrôle biologique par conservation