Soutenance de HDR de Florent Pantin
Amphithéâtre Rachel Carson, campus d'Angers
Analyse écophysiologique des plantes face au changement climatique et aux bioagresseurs. D’Arabidopsis aux plantes pérennes fruitières
Composition du jury
- Nadia Bertin, Directrice de recherche, INRAE, Unité Plantes et Systèmes de Culture Horticoles (PSH) Avignon – Rapporteure
- Hervé Cochard, Directeur de recherche, INRAE, Unité Mixte de Recherche Physique et Physiologie Intégratives de l'Arbre en environnement Fluctuant (PIAF) à Clermont-Ferrand – Rapporteur
- Chloé Delmas, Directrice de recherche, INRAE, Unité Mixte de Recherche Santé et Agroécologie du Vignoble (SAVE) à Bordeaux – Rapporteure
- Tristan Boureau, Professeur à l'Université d'Angers, Unité Mixte de Recherche Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS) à Angers – Examinateur
- Nathalie Leonhardt, Directrice de recherche CEA, Institut de Biosciences et Biotechnologies d'Aix-Marseille à Cadarache – Examinatrice
- José Gentilhomme, Maître de conférences à l'Université d'Angers, Unité Mixte de Recherche Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS) à Angers – Directeur d'Habilitation à diriger les recherches
Résumé
L’écophysiologie végétale fournit un cadre d’analyse biologique pour mieux guider la définition d’idéotypes variétaux et de pratiques culturales adaptés au changement climatique. Pour aborder ce sujet, la croissance foliaire est un point de départ intéressant car elle est à la fois intimement liée à la production et très sensible aux stress abiotiques. Ici, nous présentons des travaux sur le déterminisme du développement foliaire chez Arabidopsis, du point de vue physiologique (flux d’eau et de carbone) et morphogénétique (lien entre croissance et division cellulaires). Nous nous intéressons ensuite aux stratégies mises en place par les feuilles pour économiser l’eau, grâce aux stomates et au-delà, illustrant le rôle de l’interaction microclimat/architecture, le couplage avec l’approvisionnement en eau, et la régulation de la dynamique journalière de transpiration chez Arabidopsis (approche mutants) et la vigne (approches de génétique quantitative). Enfin, nous traitons de la réponse aux stress hydriques et thermiques, mettant avant que, au-delà du modèle végétal, les processus sous-jacents dépendent du scénario climatique (e.g. déficit hydrique chronique, vague de chaleur extrême). Les perspectives s’ouvrent sur les interactions avec les stress biotiques, partant du constat que les conditions climatiques affectent l’immunité en modifiant l’état physiologique de la plante. Focalisé sur le pommier, le projet se propose de déployer l’analyse écophysiologique pour reconnecter l’immunité aux autres fonctions de la plante afin de mieux anticiper les effets du changement climatique sur la réponse aux bioagresseurs dans les vergers.
