Végétaliser les cours d’école
Un projet entre formation et recherche
À Nantes et à Angers, l’Institut Agro Rennes-Angers participe à un projet pour adapter les cours d’école au changement climatique. Étudiants ingénieurs, chercheurs, enfants et collectivités travaillent ensemble pour imaginer de nouveaux aménagements et mesurer leurs effets sur l’environnement.
Des cours d’école plus vertes et mieux adaptées au climat
Le bitume et le béton empêchent l’eau de pluie de s’infiltrer dans les sols et contribuent à l’accumulation de chaleur. Pour limiter ces effets, les villes de Nantes et d’Angers cherchent à redonner davantage de place à la végétation dans les cours d’école.
L’objectif est de rendre les sols plus perméables, de créer des espaces plus frais et de favoriser la biodiversité, tout en répondant aux besoins des enfants.
À Nantes, les étudiants imaginent de nouvelles cours avec les enfants
En 2025-2026, cinq élèves-ingénieurs en paysage et horticulture de l'école ont travaillé sur le réaménagement des cours de l’école des Dervallières, à Nantes.
Après avoir étudié les lieux, ils ont organisé des ateliers avec les enfants pour comprendre leurs usages et leurs attentes. Ces échanges ont permis d’imaginer de nouveaux espaces de jeux, de détente et de végétation.
Les élèves-ingénieurs ont travaillé avec les étudiants en BTS Métiers du Végétal du campus Nantes Terre Atlantique. Les données apportées par les élèves-ingénieurs ont permis de cadrer le travail des BTS. En retour, les palettes végétales élaborées par les étudiants en BTS ont contribué à la conception des projets d'aménagement.
Ces propositions servent de base au travail de conception poursuivi par les services de la Ville de Nantes.
À Angers, la recherche mesure les effets de la végétalisation
Le projet s’appuie également sur les travaux de recherche menés au sein de l’unité EPHor de l’Institut Agro Rennes-Angers.
Cloé De Witte, doctorante en agronomie urbaine, étudie les effets de la désimperméabilisation des sols et de la végétalisation sur la température et les échanges d’eau.
À Angers, des stations de mesure installées notamment dans la cour de l’école des Grandes Maulévries permettent de suivre l’évolution des conditions climatiques.
Ces observations contribueront à mieux comprendre les effets des aménagements et à produire des connaissances utiles aux collectivités.
Une démarche à partager avec d’autres collectivités
Porté par le campus Nantes Terre Atlantique, en partenariat avec l’Institut Agro Rennes-Angers et les villes de Nantes et d’Angers, ce projet se déroule de 2025 à 2028.
Il associe des élèves, des étudiants de BTS, des élèves-ingénieurs et des chercheurs autour de projets concrets. Les expériences menées doivent également permettre de produire des ressources pédagogiques, des méthodes de concertation et des recommandations utiles à d’autres collectivités, notamment les plus petites.
Après l’école des Dervallières, une nouvelle phase est prévue à l’école Gaston Serpette, à Nantes, pendant l’année scolaire 2026-2027.
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