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Réduire l’utilisation des radioéléments dans l’étude des acides gras

Thématique : Manger demain

Année de parution : 2025

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Contact(s) : Vincent Rioux
vincent.rioux@institut-agro.fr

Huile

Depuis la découverte de la radioactivité naturelle par Marie Curie en 1898, les rayonnements ionisants sont utilisés dans de nombreux domaines. En biologie, les radioéléments servent notamment de « traceurs » pour suivre le devenir des molécules dans l’organisme et mieux comprendre leur métabolisme.

Leur utilisation est toutefois très encadrée. Elle nécessite des autorisations spécifiques délivrées par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), ainsi que la mise en place d’un dispositif strict de sécurité : zones dédiées, formation des personnels, contrôles réguliers. Elle implique également une gestion rigoureuse des déchets radioactifs, assurée par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Ces exigences entraînent des contraintes importantes, à la fois administratives, financières et environnementales.

L’objectif de ce projet était donc de développer une méthode alternative pour les études nutritionnelles sur les acides gras, permettant de se passer des radioéléments tout en conservant une grande précision d’analyse.

Les travaux ont montré qu’il est possible de remplacer les acides gras radioactifs par des isotopes stables (carbone 13 et deutérium), associés à une technique de détection très sensible basée sur la spectrométrie de masse.
Cette approche constitue une preuve de concept : elle ouvre la voie à des méthodes de recherche plus sûres, moins contraignantes et plus respectueuses de l’environnement.
Ce projet a été soutenu par l’Institut Carnot AgriFood Transition.

Chiffres clés

480cadres scientifiques

13unités de recherche dont 11 UMR

8écoles doctorales

3instituts Carnot

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