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Réduire la chaleur en ville grâce à la végétalisation des sols

Thématique : Territoires et paysages nourriciers multifonctionnels

Année de parution : 2025

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Contact(s) : Sophie Herpin
sophie.herpin@institut-agro.fr

Parking végétalisé

Antoine Morel, doctorant de l’Institut Agro Rennes-Angers, a soutenu en juin 2025 une thèse consacrée aux effets de la végétalisation après retrait des surfaces imperméables des sols urbains sur le microclimat et la biodiversité végétale en ville. Réalisé au sein des unités EPHor et BAGAP, ce travail interdisciplinaire étudie comment le retrait du bitume ou du béton peut contribuer à restaurer la végétation et à limiter les fortes chaleurs en ville. La thèse a été menée en partenariat avec Angers Loire Métropole et l’entreprise d’aménagement paysager idverde.

Les travaux reposent sur deux dispositifs expérimentaux.

Le premier concerne une opération menée sur un parking de dépôt de bus, avec implantation de végétation herbacée et d’arbres. Pendant deux ans, des mesures ont permis de comparer l’évolution du microclimat entre des surfaces restées imperméables, des surfaces végétalisées et une prairie témoin.

Les résultats montrent que, dès la première année, les surfaces végétalisées présentaient des températures plus faibles que les zones restées scellées. Des effets positifs ont aussi été observés sur la température de l’air et le stress thermique ressenti.

Dès la deuxième année, les échanges d’eau entre les sols, les plantes et l’atmosphère devenaient comparables à ceux observés dans la prairie témoin. Les travaux ont également permis de mesurer les bénéfices apportés par l’ombrage des arbres et de projeter leur évolution à l’échelle d’une quinzaine d’années.

Le second dispositif repose sur des études en mésocosmes, c’est-à-dire des installations expérimentales reproduisant certaines caractéristiques des milieux urbains. Réparties sur six sites selon un gradient urbain-rural, elles ont permis d’évaluer différentes pratiques de végétalisation après retrait des surfaces imperméables, comme le semis ou la colonisation spontanée par les plantes. Les chercheurs ont étudié leurs effets sur le développement de la végétation et la diversité des espèces.

Ces travaux apportent des connaissances utiles pour orienter les pratiques des aménageurs lors d’opérations de végétalisation et de transformation des sols urbains.

Chiffres clés

480cadres scientifiques

13unités de recherche dont 11 UMR

8écoles doctorales

3instituts Carnot

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